Devenir autonome avec le fin du RTC

La fin du RTC (réseau téléphonique commuté) prévue pour 2023 chamboule déjà le marché des télécoms et ses usagers, notamment pour les banques, assureurs et autres activités qui doivent restreindre l'accès au LAN.

Le RTC permettait d'équiper les collaborateurs en téléphonie sans que l'opérateur n'ait accès au LAN (réseau local) et à la sécurité de l'entreprise. avec le passage à la VOIP, les entreprises vont devoir migrer leur système et pour celles suscitées internaliser cette partie.

Afin de simplifier les explications, l'exemple retenu sera celui d'une Banque (siège et agence) internalisant la gestion opérateur pour la migration vers la VOIP

capture d'écran

1. La Banque devient opérateur télécoms

Dans le cadre d'une internalisation de la gestion, la Banque va se muer en véritable opérateur télécom agrée à l'ARCEP (Licence L33-1). La Banque, pour assurer la sécurité de son réseau LAN et des différents accès, se tournera vers l'ouverture de collectes auprès des opérateurs d'infrastructure (Orange, SFR, Axione, Covage, Colt, Ielo Liazo, Altitude - liste non exhaustive).

Les portes permettent de collecter les flux Ethernet et donc de rapatrier les données des sites (agences) vers les Points de Présence Opérateur (POP) de la Banque. La Banque se crée donc un réseau de collecte (cuivre ou fibre) raccordé aux backbones lui permettant de s'interconnecter aux boucles locales pour collecter et acheminer le trafic.

Elle est, ainsi, seule à maîtriser ses données et son réseau.

2. La Banque gère sa sécurité

La mise en place des portes collectes assurera la maîtrise de bout en bout de la part de la Banque (vers ses sites/agences, vers son infrastructure, vers ses data centers) et lui permettra d'apposer les règles de sécurité définies par la RSSI. Hors de question pour ces structures de donner accès au réseau local à des opérateurs et intégrateurs tiers.

3. La Banque centralise la gestion des services

La Banque, ou sa filiale IT, va agir comme un opérateur. Cette dernière va pouvoir centraliser l'ensemble des commandes (ouverture de ligne, portabilité, commande de liens, déménagement) mais également la gestion des communications (CDR) et la refacturation des CDR et des abonnements souscrits chez les opérateurs tout en assurant le contrôle des coûts et de son parc.

4. La Banque s'équipe de son CFAST

Afin de gérer sa nouvelle activité, son nouveau rôle d'opérateur télécoms, la Banque utilise son CFAST (SaaS ou On Premise) pour gérer l'ensemble de sa nouvelle activité (éligibilité, provisioning de lien cuivre ou fibre, suivi de flotte, refacturation de services).

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